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Tampopo
samedi 27 octobre 2012

L’histoire

Ce "petit" film est un bijou d’humour décalé, en même temps que d’érotisme. Itami passe aussi en revue les travers de la société japonaise. La farce se trame autour d’une gargote de dégustation de nouilles que tient une jeune veuve souriante, vivant seule avec son fils. Malgré son inépuisable énergie et sa bonne volonté, elle n’obtient qu’un résultat assez inégal. Tout change quand Goro entre dans la vie de Tampopo et décide de lui montrer comment on fait une soupe de nouilles réussie. "Comme dans un film français", Tampopo portera bientôt la toque.

A ce canevas déjà original, Juzo Itami ajoute une mise en scène qui parodie avec un évident grand plaisir les westerns. Mais pas n’importe lesquels. Les westerns spaghetti de préférence, bien entendu. Goro, avec son chapeau de cow-boy constamment vissé sur la tête renvoie tout à la fois l’image d’un Bronson ou d’un Clint Eastwood nippon. Les clins d’œil ne manquent pas, comme ceux aux films de Sergio Leone. Alors que les ouvriers n’ont que dix-huit minutes pour déjeuner, le réalisateur, Juzo Itami a déclaré : "Les seuls plaisirs auxquels les Japonais aspirent sont la nourriture et le sexe... parfois les jeux audiovisuels..."

La fiche du film

Date(s) de Sortie(s) : 23 novembre 1985 (Japon) 1986 (France, USA)

Réalisé par : Juzo Itami

Pays Japon

Distributeur :

Genre : Comédie

Durée : 1h54

Critique Itami multiplie les petites digressions fonctionnant comme autant de sketches qui entretiennent chacun un rapport étroit à la nourriture et tous sont très amusants. Qu’il s’agisse du cours donné par une japonaise très collet-monté à de jeunes étudiantes attentives sur la manière de manger des spaghetti et qui tourne à la farce la plus débridée ou encore de ce déjeuner d’administrateurs tous plus conformistes les uns que les autres. Attablés dans un restaurant de haut-vol servant une cuisine française recherchée, ils se contentent, privés d’imagination et d’audace, de copier comme un seul homme la première commande faite par l’un d’entre eux (sole et salade). Ce comportement est d’ailleurs courant dans les repas d’affaires japonais. Tous sauf un, le plus jeune, qui, en gourmet, va choisir des plats extrêmement sophistiqués, accompagnant le tout de commentaires révélateurs d’un amateur très éclairé. L’homme en blanc réapparaît de loin en loin pour des épisodes assez succulents de jeux sexuels à base de nourriture, bien plus inventifs que ceux des films érotiques. Les gambas vivantes sont utilisées d’une façon répertoriée dans aucun livre de cuisine. Le sommet est atteint avec œuf cru, gobé, dont le jaune intact passe de bouche en bouche, jusqu’à figurer une métaphore d’un orgasme féminin. Des personnages secondaires truculents enrichissent le film :
- Un voyou qui meurt, criblé de balle dans un costume immaculé, en évoquant le sanglier aux ignames : en hiver, les sangliers se gavent dans les champs et leurs boyaux sont de vraies andouilles d’igname. Tuer un sanglier, éviscérer, griller les boyaux farcis sur un feu de plein air, couper en tranche et déguster chaud.
- Une ménagère si dévouée qu’elle passe ses derniers instants à préparer un ultime repas devant le médecin et l’infirmière éberlués. Son mari exige que la famille mange le dernier repas tant qu’il est chaud, afin de lui rendre hommage .
- Des clochards œnologues et gastronomes qui discutent gravement de la qualité des plats trouvés dans les poubelles de grands restaurants.
- Un vieil escroc qui obtient que le policier lui laisse terminer son repas d’affaire avant de l’arrêter.
- Une vieille qui ravage, en les palpant convulsivement, les fruits, les desserts et les fromages d’une supérette. Itami semble s’être beaucoup amusé en tournant et le fait que Tampopo soit seulement son deuxième film à 52 ans, deux ans après "Funérailles" (1984), procure un côté presque juvénile à cette œuvre. Iil commença très tard cette carrière de cinéaste en raison Dun complexe envers son père, grand réalisateur des années 1940. Son film dégage le même sentiment que le personnage de Tampopo : un charme irrésistible. Ce charme est aussi celui de son interprète. Miyamoto Nobuko, son épouse depuis 1969. Elle rayonne littéralement, d’une drôlerie parfois mêlée d’émotion, exposant la naïveté et l’innocence d’une Candide. Même leur petit garçon est mis à contribution dans cette entreprise familiale puisqu’il interprète le fils de Tampopo, autrement dit de sa vraie mère hors écran... Face à elle et pour le rôle de Goro, Itami fit à nouveau appel à Yamazaki Tsutomu, déjà présent dans "Funérailles" et découvert par le public occidental 20 ans plus tôt dans le film d’Akira Kurosawa, Entre le Ciel et l’Enfer où il tenait le rôle du jeune kidnappeur. Juzo Itami est venu très tard à la réalisation après avoir exercé les métiers les plus divers, boxeur, monteur d’orchestre, designer commercial, rédacteur de magazine, traducteur, journaliste, animateur de télévision, acteur, écrivain et meurt tragiquement le 20 décembre 1997 à l’âge de 63 ans, officiellement suicidé après être tombé de la fenêtre de son bureau situé au huitième étage. On retrouva un mot destiné à la presse où il assurait, après avoir été accusé d’adultère avec une jeune femme âgée de 26 ans : "Je prouverai mon innocence en mourant. Il n’existe aucun autre moyen de prouver que rien ne s’est passé entre elle et moi)". Mais une théorie existe comme quoi il aurait été éliminé par des yakusas mécontents du traitement que Itami leur avait réservé dans certains films, dont Tampopo, et qui auraient camouflé leur meurtre en suicide. Cinq ans auparavant, Itami s’était fait agresser devant son domicile par trois de ces gangsters armés de couteaux et il avait dû passer 8 jours à l’hôpital. Extrait de dialogue (Gun lit le chapitre Dun livre à Goro) : "Mange-t-on d’abord la soupe ou d’abord les nouilles ?" demande l’élève au Maître. "D’abord, tu examines le tout. Avec soin, tu observes le bol et apprécies les condiments, les perles de graisse étincelant à la surface, la brillance des pousses de bambou, les algues qui sombrent peu à peu, les oignons flottant fièrement, et surtout, vedettes incontestables mais modestes : les trois tranches de porc rôti... D’abord, du bout des baguettes, soigneusement tu en caresses la surface. Pour leur exprimer tout ton amour. Puis tu diriges tes baguettes vers le porc. On ne fait que l’effleurer, comme en compatissant... Le saisissant lentement, tu le trempes dans le bouillon, à la droite du bol. Ici, le plus important est de s’excuser auprès du porc en murmurant "A tout à l’heure !". Puis on commence par les nouilles. A cet instant, tout en aspirant les nouilles, tu fixes intensément le porc. Là aussi, un regard amoureux." Le maître prit une pousse de bambou et mastiqua avec application. Puis il prit une gorgée de nouilles. Tout en mâchant ses nouilles, il reprit une pousse de bambou. Il sirota enfin le bouillon en trois brèves lampées. Se redressant lentement, s’emparant résolument d’une tranche de porc, il la frappa délicatement sur le bord interne du bol. "Maître, pour quoi faire ?" "et bien pour l’égoutter !".

 

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