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vendredi 25 septembre 2015

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Arte Mare : Quand le cinéma fait scandale !

Rédigé par Nicole Mari le Vendredi 25 Septembre 2015 à 19:01 | Modifié le Vendredi 25 Septembre 2015 - 20:54

inShare Du 5 au 10 octobre, se tiendra, à Bastia, la 33ème édition d’Arte Mare, festivale di u filmu e di l’arte mediterranei, sous le thème « Arte Mare crée le scandale ». Un thème volontiers provocant, comme une signature pour ce festival qui a toujours su alimenter les débats et secouer les consciences. Avec comme invité d’honneur, Jean Pierre Mocky, accompagné de Plantu, Bruno Gaccio ou encore de l’écrivain italien Alessandro Baricco. A voir ou à revoir une soixantaine de films, notamment des chefs d’œuvre qui ont défrayé la chronique, comme Orange mécanique ou la dernière tentation du Christ, des films et des courts-métrages en compétition, une conférence sur la malbouffe, des expositions et de la gastronomie corse à déguster chaque soir. Tout ceci au théâtre de Bastia et au cinéma Le Régent qui rouvre pour l’occasion. Explications de Michèle Corrotti, présidente d’Arte Mare, professeur de lettres classiques et de cinéma au lycée Giocante de Casabianca.

Arte Mare : Quand le cinéma fait scandale !

- Pourquoi avez-vous décidé de programmer ce festival plus tôt que prévu ?

- Notre affaire, même si elle dure depuis 33 ans, est très difficile à mener. Il est, en particulier, très difficile de trouver des financements. On nous a laissé entendre que l’arrière-saison serait, peut-être, un meilleur positionnement pour le festival. Nous y voilà !

- Quel thème avez-vous choisi cette année ?

- Le scandale ! Ce thème nous permettra d’évoquer des films qui ont marqué l’histoire du cinéma parce qu’ils ont été scandaleux, qu’ils ont fait parlé et provoqué des réactions. Nous allons voir si, à travers le temps, ils ont gardé leur impact scandaleux. Nous avons, aussi, utilisé cette notion de scandale pour programmer des films qui, en eux-mêmes, ne sont pas scandaleux, mais traitent de scandale, comme « Le scandale Paradjanov ». Ce film montre comment un artiste est contrarié et écrasé par le pouvoir politique. La liberté de création et d’expression est le fond de notre réflexion. Nous passerons, également, le documentaire « Caricaturistes, fantassins de la liberté », en présence de Radu Mihaileanu, le producteur, et de Plantu, un des artistes dont le film brosse le portrait. Et des films mythiques comme « La grande bouffe » en présence de l’actrice Andréa Ferreol.

- La polémique déclenchée autour de la venue du journaliste Christophe Barbier, l’an dernier, a-t-elle influencé le choix du thème ?

- Ça a sans doute été l’élément déclencheur. Quand on fait scandale sans l’avoir voulu, on se dit après : essayons de faire scandale volontairement et sciemment ! Bien sûr, le festival n’a rien de scandaleux, simplement il s’interroge sur cette notion. Le scandale met le doigt sur ce qui fait mal et nous amène à réfléchir sur ce qui choque en Corse, ce qui a pu choquer. Cela permet d’évoquer soit la politique et certaines de ses turpitudes, soit l’évolution des mœurs, ce qui a fait scandale et ne le fait plus maintenant, la morale… Enfin, en évoquant cette notion de scandale, on touche au cœur de nos sociétés.

-  Le titre n’est-il pas en lui-même une provocation ?

- Oui ! Arte Mare est un festival qui met bien haut le sens de l’humour. Il n’y a pas de véritable compréhension du monde sans un peu d’humour et d’ironie. J’espère que cet humour est partagé.

- Que proposez-vous, cette année, en ouverture ?

- Le festival ouvrira ses portes le 5 octobre, mais il y aura un lever de rideau le samedi 3 au théâtre municipal avec une grande conférence sur le scandale dans l’assiette et l’excellence corse. Elle est donnée par un nutritionniste célèbre, le professeur Recchia qui a beaucoup travaillé sur l’agroalimentaire. Nous en profiterons pour faire le vernissage des expositions, en particulier celle des portraits d’Edith Guidoni.

-  Quels sont les moments de la programmation à ne pas manquer ?

- A ne pas manquer, une très belle compétition avec des films absolument remarquables. Certains sont pleins de tonus et d’espérance, comme le film tunisien « A peine j’ouvre les yeux » qui se passe avant la Révolution de jasmin. Il montre un groupe de jeunes et leur combat pour faire vivre leurs textes et leur musique. Egalement, le très beau film de Danielle Arbid « Peur de rien », dont le titre est tout un programme. Il montre comment une jeune Libanaise arrive en France et, malgré toutes les difficultés, celles familiales qu’elle emmène dans ses bagages et celles qu’elle rencontre au jour le jour, va toujours de l’avant. Il y a des films porteurs de courage et d’émotion.

- Combien y a-t-il de films en compétition ?

- Il y a sept films en compétition et 60 films en tout. Il y a aussi une compétition de courts-métrages, un panorama méditerranéen avec des films très forts. Par exemple « Much Loved », le film de Nabil Ayouch, sur les prostituées de Casablanca dont tout le monde a parlé et qu’il faut absolument voir. Egalement « I am Nojoom » qui raconte l’histoire d’une petite fille de 10 ans qui demande le divorce, ce qui sous-entend qu’elle a été mariée de force. A ne pas manquer aussi le panorama corse avec la première projection des « Exilés », ainsi que des films d’animation pour les jeunes.

- Votre invité vedette, Jean-Pierre Mocky, sera-t-il là ?

- Oui ! Avec deux films anciens cultissimes : « Un drôle de paroissien » et « La cité de l’indicible peur ». Ainsi qu’un tout récent : « Les compagnons de la pomponnette ». Il faut savoir que Mocky tourne chaque année !

- Qui préside le jury cette année ?

- C’est une innovation ! Cette année, nous avons changé les codes : il n’y aura pas de président. Le jury réunira Andréa Ferreol, Mazarine Pingeot, la réalisatrice Karin Albou, deux acteurs dont un jeune premier Nicolas Giraud qui a joué dans « Adèle Blanc-Sec » et Stéphane Hénon, qui a joué dans « Plus belle la vie » et avec Godard ! Il y aura, enfin, Pierre Emmanuel Urcun qui a réalisé un film formidable « Le dernier des Céfrans » qui a obtenu le prix Jean Vigo. Ce court-métrage, qui est une comédie interrogeant l’identité, fera l’ouverture du festival. Il sera suivi d’une autre comédie sur la double identité algérienne et française, « Good luck Algeria » avec Sami Bouajila, également présent. Le héros, dont la famille fabrique des skis, veut se présenter aux jeux Olympiques dans la catégorie « Ski de fond » pour l’Algérie !

-  Que proposez-vous en clôture ?

- Deux films dans la même forte cohérence. D’abord le court-métrage de Serge Avédikian, qui a obtenu une Palme d’or à Cannes : « Chienne d’histoire ». Il sera suivi de « Une histoire de fou » de Robert Guédiguian, présent avec Ariane Ascaride et Serge Avédikian qui jouent dans le film.

- Côté écrivain, qui recevez-vous ?

- Nous sommes très fiers de recevoir Alessandro Baricco. Nous l’espérions depuis des années. Tout le monde a lu son roman « Soie » ! Je recommande particulièrement « Mr Gwyn », qui est l’histoire d’un écrivain qui décide de faire des portraits à la manière d’un peintre, c’est-à-dire d’enfermer, avec lui, pendant un mois, un modèle dans un lieu clos et vide. Il réussit à capter la quintessence de la personnalité de son modèle. C’est un très beau roman, une belle métaphore sur la création.

-  Continuez-vous la découverte de la gastronomie corse ?

- Oui ! Comme l’an passé, nous proposons toute une semaine de gastronomie au restaurant Le Mogador. Les chefs corses concocteront des diners raffinés avec les meilleurs produits de notre île.

Propos recueillis par Nicole MARI

 

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