Brèves
Le nouveau site du festival
mardi 21 mars

http://www.arte-mare.corsica

Vite ! Visitez le nouveau site du festival, plus rock and roll !

 
Dîners étoilés
samedi 1er octobre

Les rendez-vous gastronomiques d’Arte Mare (19h30, 20h30) Amuse-bouche, plat, dessert, verre de vin 30€.

Réservations au 06 76 31 93 69

ou en cas de nécessité

04 95 58 85 50

arte.mare@wanadoo.fr

 
Twitter
lundi 28 septembre
L’actualité du Festival Arte Mare c’est aussi via notre compte Twitter @ArteMare
 
Facebook
dimanche 13 septembre
Découvrez en avant-première la programmation du festival sur la page Facebook Arte Mare récompense cinéma/tv
 
Arte Mare remercie ses partenaires
samedi 2 novembre

Ville de Bastia

Collectivité Territoriale de Corse

Conseil Général de la Haute Corse

Agence du Tourisme de la Corse

Outil Culturel et Technique de la CTC

Office du Tourisme de Bastia et de son agglomération, la CAB

AIR FRANCE

CCAS

Caisse des Dépôts et Consignations

AIR CORSICA

France 3 Corse Via Stella

France Bleu Frequenza Mora

La médiathèque de Castagniccia Mare Monti

Arte France

L’ODARC

Agence Negroni Bastia

Communauté de commune des Cinque Pieve

Communauté de commune du Cap Corse

Communauté de commune du Nebbiu

Communauté de commune de la Conca d’Or

Communauté de commune du Sud Corse

Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien

CDC

CCI de Bastia

CCAS-CMCAS de Corse

MGEN

Negroni voyages

Caisse des Dépôts et Consignations

OSCARO.COM

LA SOCIETE GENERALE

Centre culturel L’Alb’Oru

Le Théâtre municipal de Bastia

Les bibliothèques municipales de Bastia et la bibliothèque patrimoniale

France 3 Corse Via Stella

France Bleu Frequenza Mora

La médiathèque de Castagniccia Mare Monti

Arte France

Corse Matin

Corse net infos

Demeures Corses

Cuisinella

Les bibliothèques municipales de Bastia et la bibliothèque patrimoniale

L’IRA de Bastia

L’ODARC

Géant Casino

Leroy Merlin

Mercedes-Benz

Gloria Maris-Aquadea

Librairie Album

Union des commerçants

Aéroport de bastia

Consulat du Maroc

Ava Basta

MC4 Distribution

Decipro

Le clos Lucciardi

La route des sens/Stada di i sensu

Best Western Corsica Hôtel Bastia

SOCODIP

Les Vignerons Corsicans

Fromagerie Pierucci

Zilia

Brasserie Pietra - Corsica Cola

L’Atelier de la Noisette

Charcuterie Fontana

La Grappe Joyeuse

Cinémathèque de Corse

Crédit Agricole de la Corse

Corsica Gastronomia

Fromagerie A Filetta

Fromagerie Pierucci

Conserverie de Casatorra

Sica de la Casinca

Sica Sedarc Bellu Sole, Pruneaux de Corse

Boulangerie-Pâtisserie A Finetta (Biguglia)

Voir Festival nos partenaires

 
Le dernier ouvrage du nouveau Prix Ulysse
Viva de Patrick Deville
mardi 14 octobre 2014

Pour présenter Viva de Patrick Deville, Prix Ulysse 2014, il est bien tentant d’emprunter au Figaro l’article de Sébastien Lapaque, invité lui aussi du festival.

Viva de Patrick Deville : Trotski au pays des fantômes

Par Sebastien Lapaque

Léon Trotski au Mexique, en 1937.

RENTRÉE LITTÉRAIRE - L’écrivain poursuit sa série historique, politique et littéraire dans les pas du théoricien de la révolution russe, débarqué au Mexique en 1937.

Dans le générique des films tournés par les studios Universal dans les années 1930, on voit un avion à hélices tourner autour du globe terrestre. C’est à cet avion et à ce globe que l’on songe en lisant chacun des volumes de la série dans laquelle Patrick Deville évoque des moments choisis de l’histoire de l’Amérique, de l’Afrique et de l’Asie du milieu du XIXe siècle à nos jours à travers quelques vies exemplaires.

En 1860, lorsque William Walker, le personnage central de Pura vida, le livre qui a inauguré cette saga politique et littéraire en 2004, fut fusillé au Honduras, Jules Verne n’avait pas encore écrit Cinq semaines en ballon et l’aviation commerciale n’existait pas. On remontait toujours les fleuves tout doucement. Mais les choses ont accéléré dans le monde minutieusement restitué dans LaTentation des armes à feu (2006), Equatoria (2009), Kampuchéa (2011) et Peste & Choléra (2012).

JPG - 23.3 ko
Patrick Deville (c)Sipa

Viva débute en 1937, lorsque Léon Trotski et Natalia Ivanovna Sedova débarquent dans le petit port mexicain de Tampico. Ces époux vaincus qui errent sur la planète depuis dix ans ont traversé l’Atlantique à bord d’un paquebot. Mais on est bien dans l’ambiance du générique en noir et blanc des studios Universal, dans un monde à la fois ouvert et encore à explorer. En 1937, le Mexique occupe une place singulière dans le concert des nations.

Ce pays qui a fait sa révolution sept ans avant la Russie, avec des héros ayant pour nom Emiliano Zapata et Francisco Villa, a réussi à mettre en place une alternance démocratique et un partage inattendu du pouvoir entre la droite conservatrice et la gauche révolutionnaire. Terre de songe et de soleil qui captiva Eisenstein, le Mexique est un pays plein de fantômes. Le 30 avril 1863, une compagnie de la Légion étrangère y résista héroïquement à l’assaut de 2000 soldats mexicains. Soixante ans plus tard, les Cristeros y animèrent une façon de chouannerie. Patrick De-ville évoque tout cela, et toujours en désordre, en quête de points de vue inédits et de coïncidences remarquables. Sans cesse, il mêle le reportage, les lectures, la rêverie, la flânerie et les images d’archives. Car il n’y a pas que Léon Trotski qui arrive au Mexique à la fin des années 1930. Il y a aussi Malcolm Lowry, qui s’installe à Cuernavaca pour écrire Sous le volcan. Et un peu plus d’une décennie avant eux, il y avait eu B. Traven, l’auteur mystérieux du Trésor de la Sierra Madre, porté à l’écran par John Huston. Ces Mexicains d’adoption ont connu des fortunes diverses.

Lorsque Trotski pose le pied à Tampico, le lecteur de Viva sait qu’il n’en a plus pour très longtemps et connaît déjà le nom de celui qui va faire le coup. En insistant sur les aspects sentimentaux de la personnalité du fondateur de la IVe Internationale, Patrick Deville a cependant le don de nous faire attendre avec angoisse le moment où le piolet de Ramon Mercader va s’abattre sur l’arrière de son crâne. On a beau se souvenir de l’écrasement dans le sang des marins de Kronstadt en 1921, on a mal pour lui. Enfin, un peu mal.

Sébastien Lapaque est né à Tübigen (Allemagne), le 2 février 1971. Il est romancier, essayiste, journaliste, chroniqueur notamment au Figaro Littéraire et au Monde Diplomatique.

Il passe son bac à Versailles et fait des études d’histoire et de philosophie à l’Université Paris IV-Sorbonne.

JPG - 15 ko
Sébastien Lapaque ina.fr

Il collabore de façon occasionnelle à Marianne, avant d’entrer au Figaro Littéraire à la fin des années 90.

Admirateur de Georges Bernanos, il publie un premier essai « Georges Bernanos encore une fois » en 2002.

Il reçoit la bourse Goncourt de la nouvelle pour son recueil « Mythologie française » en 2002. Il voyage au Brésil, pays dont il tombe amoureux et qui lui inspire de nouveaux romans.

Ce fin gastronome, se voit attribuer le prix James-Hennessy lors du Festival des littératures européennes de Cognac, en 2004. Ecrivain éclectique, il a le goût du passé et de l’histoire avec une prédilection pour le siècle de Louis XVI. Il publie aussi bien « Le Petit Lapaque des copains », que « les goût de Rio » ou les « Identités remarquables ». Il s’engage politiquement en écrivant un pamphlet en 2008 « Il faut qu’il parte », dénonçant le Sarkozysme.

Il contribue depuis 2008 au supplément Paladar du quotidien O Estado de San Paolo et est chroniqueur en 2009 à Témoignage Chrétien. Il vient de publier en avril 2013, le second volume de son "contre-journal" qui couvre les années 2010 à 2012. Sébastien Lapaque nous entraîne dans une flânerie au coeur de Paris, avec son opuscule sur l’art d’écrire des cartes postales dans "Théorie de la carte postale" paru en 2014.

 

Répondre à cet article
Articles de cette rubrique
  1. Première oeuvre
    21 septembre 2014

  2. Le dernier ouvrage du nouveau Prix Ulysse
    14 octobre 2014

  3. Georgia Makhlouf
    31 octobre 2014

  4. Patrick Deville
    1er novembre 2014