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Rencontres avec Maati Kabbal
mardi 1er novembre 2011

Pour évoquer le printemps arabe, Arte-Mare a invité Maati Kabbal, journaliste et écrivain franco-marocain. Né à Khuribga (Maroc), Maati Kabbal est chargé d’actions culturelles à l’Institut du monde arabe à Paris (organisateur des Jeudis de l’IMA) depuis 1997. Spécialiste de la littérature marocaine, il collabore régulièrement à Libération, au Monde diplomatique, ainsi qu’au Magazine littéraire.

C’est lui que vous retrouverez sur la scène du théâtre pour présenter les films du panorama, pour animer les discussions après les projections, pour analyser et comprendre.


D’un printemps invisible

un texte de Maati Kabbal.

Que peut la littérature dans le processus de changement en cours ? Quels en seront, demain, les récits et les modes de fiction. Via quelles langues et quels langages sera abordée cette nouvelle réalité ? Quelle sera la place de la dérision dans la nouvelle fiction ? Ce sont là quelques questions autour desquelles se structure aujourd’hui et prend forme un débat peu visible en France, animé toutefois par trois thèses principales :

• une première thèse soutient l’idée selon laquelle rien ne sera plus comme avant et que la façon d’écrire les récits sur le monde arabe sera nécessairement affectée par ce chamboulement.

• La seconde doute qu’il y ait un quelconque changement. Le printemps arabe n’est qu’une fiction fertile.

• La 3e thèse prône la prudence. Ne précipitons pas les choses disent les tenants de cette thèse et attendons de voir. Le temps du récit n’étant pas celui de la révolution.

En tout cas le débat est engagé et il n’est qu’à ses débuts. Les médias occidentaux n’en soufflent mot. Leur focal reste plutôt porté sur la chose politique. C’est comme si ces sociétés n’avaient pas de culture. Or, la littérature n’a pas attendu l’éclosion du printemps arabe pour appréhender la réalité complexe des peuples et des sociétés arabes, prenant soin d’en décrire le caractère ubuesque des régimes dictatoriaux. 4 écrivains en éclairent cette situation :

Kaoutar Harchi est romancière et enseignante. Née en 1987 à Strasbourg. Auteure de deux récits : le premier paru en 2009 sous le titre zone cinglée (édition Sarbacane) et le deuxième l’ampleur du saccage chez Actes Sud. Bien que franco-marocaine, elle revendique une « algérianité » de plume. L’ampleur du saccage retrace un vaste domaine où les filiations, les généalogies, les appartenances se trouvent ravagés, saccagées. Arezki viole sa mère et tue son père, Si Larbi. Un geste œdipien fort. Ce geste nous rappelle celui d’un Kateb Yacine, qui reste le référent romanesque par excellence de Kaoutar.

Yahia Belaskri est journaliste et écrivain. Auteur de nombreux travaux en sociologie ainsi que d’un roman qui a connu un grand succès le bus dans la ville. Son dernier roman si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut, ( édition Vents d’ailleurs), a obtenu le prix Ouest-France. Etonnants voyageurs 2011 ; La violence est également présente dans ce roman. Violence alimentée par une société à la dérive, rongée par la corruption et le laisser aller. Puis il y a cette pluie discontinue qui amplifie la déprime d’Alger. Dans le roman, les deux jumeaux égorgent leur mère, un geste sacrificiel au nom d’une folle croyance. Après qu’elle ait perdu son fiancé Salim, Déhia l’héroïne décide de quitter le pays. Avec son nouveau mari Adel, ils partent se ressourcer dans le grand Sud et là, ce dernier découvre le cadavre de son frère mort en pleine Méditerranée. On a l’impression que la guerre est encore présente dans les corps et dans les esprits.

Kamel Ben Hameda, est poète et romancier libyen. Il a quitté la Libye dans les années 70, fuyant le régime de Kadhafi. Auteur de 5 recueils de poésie et d’un récit biographique. Son dernier roman, la compagnie des tripolitaines est paru aux éditions Elyzad en Tunisie. Kamal Ben Hameda a fait le choix de s’exiler dans un petit bled en Hollande pour y vivre et écrire en français. Son dernier roman est une plongée dans le Tripoli des années 60, creuset du vivre ensemble entre plusieurs communautés, musulmanes, juives, chrétiennes. Le narrateur fréquente le royaume fermé des femmes. Apprend leurs secrets et leurs ruses destinées à feinter des hommes rustres et violents. C’était la belle époque. Avec Kadhafi, la Libye est rentré dans un processus d’ « assèchement culturel ». L’auteur reste circonspect sur la tournure des événements dans votre pays après la mort du dictateur. Pour lui la Libye n’existe pas encore et il faudrait l’inventer.

Khaled Osman est traducteur et écrivain. Sa traduction des romans de Naguib Mahfouz et de Gamal Ghitany lui ont valu de prestigieux prix de traduction, dont le prix de la traduction Laure Bataillon et le Prix Briguet de l’Académie Française. Dans son premier roman, intitulé le Caire à corps perdu (édition Vents d’ailleurs), il s’agit également d’un retour vers le pays natal, mais un retour vers le désenchantement. Vers une ville, le Caire qui n’a plus de cœur. Il débarque à l’aéroport. Prend un taxi et au lieu de rejoindre sa famille, il demande au chauffeur de la déposer dans un hôtel. Au cours du trajet, il s’évanouit et quand il se réveille, il est frappé d’amnésie. Il ne se souvient plus de rien. Le roman nous plonge dans une ambiance à la Naguib Mahfouz où le tragique le dispute au comique. Les 4 récits se croisent autour de nombreux thèmes ; le retour au pays à la quête de soi même ou d’un proche méconnu. La violence du réel en terre d’exil et dans le Natal, l’individu sous surveillance dans un état policier, la phallocratie d’un paternalisme rance et bien ancré, les femmes au corps et aux rêves brisés. La langue française comme corps étranger, mais qui agit comme un puissant aimant. L’amnésie qui semble devenir la marque de fabrique de ces sociétés. Récits...

 

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